Le data center sous-marin est le futur du cloud, selon Microsoft Research

Avec l'expansion des services cloud, les géants technologiques comme Facebook, Amazon ou Google redoublent d'efforts pour optimiser les coûts et la puissance de leurs data centers. Microsoft Research a de son côté mis au point un concept radical : un data center sous-marin.

Avec l'avènement du cloud, les besoins en data centers sont de plus en plus importants. Leurs opérateurs cherchent par conséquent à en diminuer au maximum les coûts. L'un des points les plus épineux en la matière est le refroidissement de ces fermes de serveurs, qui représente la majeure partie de leur consommation énergétique. Microsoft Research pense avoir trouvé une solution pour optimiser ces coûts : mettre les serveurs au fond de l'océan.

 

La division recherche de Microsoft a dévoilé le 1er février le projet Natick, qui vise à tester la viabilité de data centers sous-marin. Le premier test a eu lieu entre août et novembre 2015. L'équipe en charge du projet a installé pendant trois mois un rack de serveurs au fond de la mer, à 800 mètres de la côte pacifique des Etats-Unis. Les serveurs, d'une puissance équivalente à celle de 300 ordinateurs de bureau, se trouvaient à bord d'un vaisseau expérimental baptisé Leona Philpot, mesurant 3 x 2 mètres pour un poids de 17 tonnes.

Plus simple, moins coûteux, plus écolo

Outre l'énorme avantage qu'il procure en matière de refroidissement (même par rapport à un dispositif de refroidissement liquide classique), Microsoft met en avant les potentiels gains en latence qu'apporterait cette solution. D'après les chercheurs, la moitié de la population mondiale vit à 200 km ou moins de la mer, ce qui permettrait aux data centers d'être situés plus près des grands centres urbains.

 

L'autre intérêt de cette approche serait la standardisation des équipements. Plus besoin de prendre en compte des environnements complexes et uniques pour chaque projet (permis de construire, géographie, climat...). Les conditions dans les environnements marins étant très similaires, un data center Natick pourrait être mis au point très rapidement (la version de test a été construite en seulement 90 jours), contre un à deux ans à l'heure actuelle. Et ils sont loin de nuire à la faune et la flore marine, qui se sont en trois mois complètement appropriés le Leona Philpot. Enfin, dans un souci de développement durable, les centres pourraient tirer une partie de leur énergie de sources renouvelables (marémotrices, houlomotrice ou hydroliennes).

A propos de l'auteur

Donia Hamouda

Co-Founder & Business Development Manager
Dyxis SSII
janvier 2015 – Aujourd’hui 4 ans 3 mois
Tunisie - Canada
SSII spécialisée en web engineering, Business Intelligence, Solutions Métier SaaS
Online Payment / Sécurité informatique / CMS
Mesure d’audience TV & Monitoring Media
E-tourisme / Billetterie électronique
Cloud computing et virtualisation de datacenter
Hosting & Streaming solutions
tourismag.com : premier portail du tourisme en tunisie

par Donia Hamouda

Ce site utilise des cookies


En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation, de la part de Dyxis et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins techniques, statistiques, partage avec les réseaux sociaux, profilage, personnalisation des contenus et publicité personnalisée sur nos services et ceux de nos partenaires.

Paramètres